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Lambersart : "Engagés pour la sécurité"

INTERVIEW. Nicolas Bouche, maire de Lambersart, répond aux questions sur la sécurité et dévoile ses propositions pour continuer la lutte contre la délinquance dans notre ville.
13 décembre 2025 par
LAMBERSART ENSEMBLE

Pourquoi ce tract sur la sécurité est-il distribué ce week-end à tous les Lambersartois ?

La sécurité c'est un sujet important. C'est un sujet qui parle au cœur des Français, des Lambersartois. C'est un sujet dont on parle beaucoup, tout le temps. Et c'est un sujet dont une municipalité doit s'emparer. Bien sûr, la sécurité c'est d'abord un sujet que l'État doit gérer, on le sait, c'est la police nationale et la justice, et là-dessus les municipalités n'ont pas prise, Mais les villes doivent prendre la part. C'est pourquoi nous nous engageons au quotidien pour la sécurité. Nous nous en occupons avec nos moyens. Nos moyens, ce sont les policiers municipaux, ce sont des caméras de vidéosurveillance, ce sont aussi des éducateurs et des agents de prévention qui interviennent dans la rue pour éviter que certains jeunes ne dérapent vers la délinquance.


Sur ce tract, on lit trois mots "Sécurité, prévention" mais aussi "transparence". Pourquoi ? 

Parce que c'est un sujet d'importance, et parce que c'est un sujet qui parfois part dans l'irrationnel parce qu'on s'adresse aux peurs (on a tous peur d'être agressé ou d'être cambriolé), depuis 5 ans, nous avons fait œuvre de transparence. C'est-à-dire que nous publions sur le site de la ville les chiffres qui nous sont fournis par la Police Nationale. Que ces chiffres soient bons, comme ça a été le cas pendant un certain nombre d'années, ou qu'ils soient mauvais, ça a été le cas en 2024, nous continuons à les publier et nous continuerons à les publier. Nous sommes la seule ville de la MEL à le faire.



Est-ce que les chiffres de la délinquance à Lambersart sont bons ? 

Les chiffres de la délinquance ne sont jamais bons. On n'est jamais heureux quand il y a des cambriolages ou quand il y a des vols de voitures. À Lambersart, les chiffres d'agression sont excellents. Il n'y a pas d'agression physique à Lambersart. On ne risque pas de se faire agresser dans la rue. En revanche, en 2024, c'était une année exceptionnelle dans le mauvais sens du terme, les chiffres n'étaient pas bons. Il y a eu des gangs qui sont venus se servir chez les Lambersartois, qui sont venus prendre les voitures des Lambersartois pour les expédier dans des containers à Anvers très rapidement. Et donc 2024 n'a pas été une bonne année. En 2025, on revient sur des chiffres qui ne sont pas bons, puisque les chiffres ne peuvent pas être bons mais en tout cas, ils reviennent dans les étiages qu'on a connus dans les années antérieures.

SI on parle de chiffres, si on veut se comparer — mais je le redis, les comparaisons ça a ses limites parce que la personne qui s'est fait cambrioler, elle est traumatisée — mais si on veut se comparer,  les chiffres de Lambersart sur les 5 dernières années, comme dans les années précédentes en fait, globalement, c'est 33 % de faits en moins par rapport à la moyenne de la MEL. Donc Lambersart, en règle générale, c'est 33 % d'insécurité, de cambriolages, de vols en moins par rapport à la moyenne de la MEL. On reste toujours dans ces chiffres habituels, auxquels on ne s'habitue pas,mais qui sont, hélas, la réalité de la Métropole Européenne de Lille.

Que proposez-vous pour renforcer la sécurité à Lambersart ? 

On va continuer à travailler avec la Police Nationale. On propose aussi de continuer à recruter des policiers municipaux. C'est difficile, toutes les villes cherchent à recruter des policiers municipaux. On en a recruté 50 % en plus que ce qui existait en 2019 et on compte bien en recruter d'ici 2032, 50 % en plus. Par ailleurs, nous nous sommes associés avec le CMSU, le Centre Métropolitain de Supervision Urbaine, qui est un centre proposé par la MEL pour visionner les images des caméras. 


Pourquoi ne pas avoir adhéré avant à ce centre de supervision ?

Le centre de supervision, on en parle depuis longtemps, la MEL en parle depuis longtemps, à tel point que j'appelais ça l'Arlésienne. Et puis en 2025, c'est en in apparu. La MEL a demandé quelles étaient les villes qui souhaitaient y adhérer. Et donc Lambersart, tout de suite, a manifesté son intérêt pour ce ce centre de supervision urbain. Notre ville fait partie des 11 villes qui ont souhaité y adhérer. On sait bien que les images qui ne sont pas surveillées en direct, hélas, ça ne prévient de rien, ça n'empêche rien.


Comment cela va fonctionner ?

Concrètement, ça veut dire que la nuit, les caméras seront surveillées en direct par un opérateur vidéo qui pourra, s'il observe quelque chose de suspect, de louche, aviser la Police Nationale qu'à cet endroit-là, ça vaut le coup de venir se déplacer pour regarder ce qu'il s'y passe en vrai.